De plus, Eimerl (1993) souligne que l’idée d’une « démocratisation technologique » a été l’un des facteurs de l’acceptabilité lors de l’introduction à grande échelle de l’informatique dans l’enseignement. L’ordinateur était d’abord perçu comme un intermédiaire facilitant le processus d’apprentissage partout où l’échec scolaire était un facteur d’exclusion de certaines populations.

La population a également eu son opinion dans l’utilisation de l’ordinateur en enseignement.

3. LA SOCIÉTÉ FACE À L’ÉMERGENCE DE LA TECHNOLOGIE INFORMATIQUE DANS LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Eimerl (1993) souligne que dans des conditions d’introduction progressive, avec la diversité des utilisations qui se mettent en place, les réticences envers les nouveaux outils informatiques s’estompent. Face à la complexité de ces outils et de leurs usages, les attitudes et les comportements ne se modifient qu’avec le temps nécessaire à établir la relation de référence, toujours en fonction des représentations de leur utilité et de leur valeur.

Eimerl (1993) indique de plus qu’une partie des parents ne voyaient pas l’intérêt d’une appropriation de la technologie et considéraient que ces activités empiétaient trop sur l’apprentissage scolaire et les loisirs des jeunes. Ces parents gardaient un avis traditionnel sur le rôle de l’école, dont la vocation est d’enseigner les savoirs tel que lire, écrire, compter et selon eux, la découverte de l’informatique se faisait au détriment de ces activités fondamentales. Certains considéraient même que l’introduction de l’informatique à l’école pouvait diminuer l’importance de l’enseignement de ces matières ou bien que le changement des méthodes pouvaient nuire aux élèves au moment du passage dans d’autres écoles ou les méthodes traditionnelles seraient gardées.

Quant aux jeunes, Eimerl (1993) indique que ceux-ci ne demandaient qu’a utiliser les ordinateurs dont l’arrivée à l’école coïncidait avec leur intérêt de plus en plus grand pour ce fait de société. Ils s’orientaient vers des organismes qui offraient la possibilité d’activités informatiques plus diverses, plus libres et plus autonome permettant de rompre avec les modèles scolaires. Berthelot (1987) souligne quant à lui que la population est sensibilisé à la nécessité de former des enseignants pour dispenser en milieu scolaire des cours de sciences informatique.

Déjà, les aspects positifs de l’utilisation de l’informatique pour favoriser des apprentissages ressortent. Plusieurs auteurs on aussi fait états des bienfaits de l’utilisation de l’informatique dans l’apprentissage des adultes

4. UTILISATION DE L'ORDINATEUR COMME OUTIL D'APPRENTISSAGE CHEZ LES ADULTES

Plusieurs chercheurs se sont intéressés à l’analyse et à la validation des effets que peuvent avoir les activités informatiques sur les conduites cognitives et sur certains apprentissages. Eimerl (1993) indique que la question de l’impact des activités informatiques sur les fonctionnements cognitifs et de leur valeur dans les processus d’apprentissage a pris de l’importance. Les pédagogues cherchaient d’abord à explorer les possibilités d’innovations dans l’enseignement, les situations d’apprentissage favorisant l’initiative, l’activité et l’autonomie des élèves. Dans cette optique, l’ordinateur et l’informatique semblaient apporter des solutions organisationnelles et conceptuelles.